Intéresser par l’histoire et sa richesse en voici une liste des plus beaux château au japon qu’il faut visiter

Le château d’Himeji

Le château de Himeji est le principal point d’intérêt de la ville éponyme et pour cause : il s’agit de l’un des douze derniers châteaux en bois du Japon, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1993. Construit en 1609 et surnommé le château du Héron blanc, il a été rénové entre 2010 et 2015 et se visite de l’intérieur jusqu’à son sommet, au sixième étage.

Situé à moins d’un kilomètre de la sortie de la gare, il se trouve dans un parc où l’on peut circuler librement. Toutefois, l’entrée dans l’enceinte proche du château s’avère payante : en passant les remparts, on peut faire des clichés de beaucoup plus près et visiter ses six étages. Au fur et à mesure de la montée, les niveaux se restreignent, les marches sont de plus en plus raides et les plafonds plus bas. En haut, des petites fenêtres offrent une vue intéressante sur toute la ville.

Autour du château, il y a quelques spots à visiter, notamment le grand et beau jardin Kokoen (ou Nishi-Oyashiki-Ato). Mais beaucoup de touristes, et en majorité les Japonais eux-mêmes, viennent visiter Himeji principalement pour son château.

Le château de Nagoya

Le château de Nagoya est un monument fortifié situé dans la ville éponyme, capitale de la préfecture d’Aichi au Japon. Reconstruit en 1959 sous son aspect originel de 1612, le donjon principal abrite un musée et une plateforme d’observation au septième et dernier étage. Les deux kinsachi, dauphins dorés à tête de tigre qui surmontent l’édifice, tiennent le rôle de mascotte.

Malgré son statut de quatrième ville du Japon en terme d’importance démographique, Nagoya est souvent une oubliée des voyageurs au Japon. À notre avis, il peut être intéressant de lui consacrer au moins une journée, et sa destination touristique la plus évidente est alors sans doute son château.

Avant d’entrer dans le château, on peut profiter d’une longue balade au sein du vaste parc qui l’entoure. Pendant la saison au cours de laquelle nous l’avons visité, les momiji (érables du Japon) étaient encore bien présents et leurs teintes rouges donnaient à voir de beaux jardins, bien entretenus et aux couleurs harmonieuses. Le parc du château de Nagoya attire également les visiteurs particulièrement en période d’ohanami, où les sakura (cerisiers) fleuris sont en grande quantité.

Toutefois, le château en lui-même s’avère beaucoup moins traditionnel. Détruit quasi intégralement lors de raids aérien de mai 1945, pendant la seconde Guerre mondiale, puis reconstruit en 1959 comme une réplique en pierre selon les techniques de l’époque, son intérieur cache toutefois une infrastructure très moderne bardée d’ascenseurs. On y trouve un musée détaillant l’histoire du château. D’autres bâtiments attenants sont, eux aussi, actuellement en reconstruction, avec des (ré)ouvertures progressives d’ici à 2018.

En mars 2017, il est toutefois annoncé par la municipalité un plan de 50 milliards de Yens (~401,1 millions d’euros) pour détruire le donjon du château afin de le reconstruire en bois, à la manière traditionnelle. Les travaux auront lieu vraisemblablement entre 2019 et 2022.

Le château de Kumamoto

Le château de Kumamoto est un monument fortifié, situé dans la ville éponyme sur l’île de Kyushu au Japon. Avec un grand parc et de nombreux bâtiments dont certains historiques, il s’agit de l’un des domaines les plus complets à visiter au Japon. Rénové partiellement en 1960, le donjon principal est aujourd’hui endommagé par le tremblement de terre d’avril 2016 ; son intérieur est depuis fermé au public.

Non loin de Kamitori et Shimotori, principales artères commerçantes du centre-ville, et juste en face de la mairie, le château de Kumamoto illustre bien la définition du post-modernisme japonais.

Tout d’abord, il en impose par sa taille. Comme il a été construit sur une colline, il est nécessaire de prendre de la hauteur en marchant le long des remparts. Une fois arrivé à son pied, le château mesure pas moins de 30 mètres de haut. Tout en haut, entouré par des montagnes, la ville semble tenir dans le creux de la main. Tout autour, le domaine mesure 1,6 km d’est en ouest et 1,2 km du nord au sud. Bordé par de nombreux espaces verts et de cerisiers, c’est l’emplacement idéal pour célébrer hanami (la contemplation des cerisiers en fleur), ce qui en fait notamment l’un des palais les plus appréciés du Japon.

Historiquement, le château fut construit entre la fin de l’ère Azuchi-Momoyama (1558-1600) et le début de l’ère Edo (1603-1868). Pourtant, les fortifications furent développées dans la seconde moitié du XVe siècle. La construction de la tour principale est achevée en 1600, puis est offerte au seigneur Katô Kiyomasa après la bataille de Sekigahara. Il décide d’agrandir les lieux, avec une tour plus petite et un puits jusqu’en 1607, et enfin le palais Honmaru Goten, en 1610. Une très longue période de calme s’installe sur le domaine, si bien qu’à partir de 1632, Tadahiro Kiyomasa, le fils de Katô, fait construire des résidences secondaires alors habitées par de nombreux seigneurs de passage dans la région.

Il faut attendre la restauration de Meiji pour qu’une période de troubles jaillisse soudainement. En effet, dès 1870, trois des partis politiques du domaine furent démantelés pour un nouveau, jugé plus progressiste et basé sur l’inutilité des guerres civiles et de l’extravagance. Ce nouveau gouvernement n’était pas en accord avec les souhaits du seigneur Hosokawa. Ainsi après plusieurs années de troubles politiques, le château est assiégé pendant la rébellion de Satsuma. De nombreuses parties, dont le donjon, furent alors brûlées.

Pourtant ce n’est qu’à partir de 1960 que les reconstructions ne prennent place, à commencer par le donjon. Puis ce sera au tour du château en lui-même entre 1998 et 2008.

Désormais, le château de Kumamoto fait office de musée, retraçant avec bien plus de détails l’histoire du domaine conté dans cet article. Certaines de ses pièces se montrent spectaculaires. De nombreux touristes viennent s’y recueillir pour prendre des photos aux cotés des samouraïs cachés dans le donjon. La place située devant le bâtiment principal est comme un immense terrain de jeu pour les enfants. Enfin à l’arrière, quelques stands proposent de déguster des friandises à la patate douce en longeant la rue bordée de lanternes rouges à la sortie du domaine.

De nuit, pour terminer la balade, le château sur sa butte est éclairé de toute parts pour mettre en lumière sa magnifique robe noire.

Le château d’Inuyama

Le château d’Inuyama est un monument fortifié historique, situé dans la petite ville éponyme, à 25 kilomètres au nord de Nagoya dans la préfecture d’Aichi. Bâti en 1537, il s’agit d’ailleurs du plus vieux château en bois du Japon. De son sommet, les visiteurs dominent l’ancienne cité féodale et le fleuve Kiso.

Il ne reste que douze châteaux d’origine au Japon et celui d’Inuyama, érigé par Oda Yojirô Nobuyasu (grand-père de Nobunaga), en fait partie. Le nom de cette charmante petite ville, située dans la préfecture d’Aichi, signifie littéralement “la montagne aux chiens”. D’ailleurs la mascotte de la ville, un petit chien kawaii avec un casque de samurai, s’appelle WanMaru-kun (wan est l’onomatopée japonaise pour l’aboiement).

Inuyama se trouve à une petite demi-heure de Nagoya en train, c’est la sortie idéale d’une demi-journée, même depuis Kyoto ou Osaka. En arrivant à la gare d’Inuyama, quelques minutes de marche suffisent à rejoindre la rue commerçante qui annonce le château tout proche. Assez petit quoique surélevé, on ne l’aperçoit pas beaucoup de l’extérieur ; c’est donc l’occasion de profiter de la balade dans un sanctuaire shinto pour s’y rendre.

En entrant dans l’enceinte du château, on arrive dans une cour tout à fait charmante, ponctuée de momiji et de sakura. Pour pénétrer à l’intérieur du château, il faut se déchausser car, à l’instar de Himeji, les sols originaux en bois de ce trésor national doivent être sauvegardés. Attention, le sol peut être glissant (et froid en hiver !) et les escaliers s’avèrent très escarpés.

Au fur et à mesure de la montée, l’espace se rétrécit (on passe de 282m² au rez-de-chaussée, à 50m² tout en haut). Depuis le quatrième et dernier étage du château d’Inuyama, on peut profiter d’une superbe vue à 360° sur toute la ville et la toute proche rivière Kiso qui la traverse par le nord.

Si vous souhaitez poursuivre votre visite d’Inuyama, vous pouvez vous diriger vers le sud-est du centre ville pour accéder à Meiji Mura, un parc d’attraction historique (comme il en existe des dizaines au Japon) consacré à la fameuse ère Meiji.

Le château de Matsumoto

Le château de Matsumoto est un monument fortifié historique, situé dans la ville éponyme, à 50 kilomètres au sud de Nagano. Classé au patrimoine culturel national du Japon et surnommé “le corbeau noir” pour sa couleur, il présente un donjon parfaitement préservé de cinq niveaux dont l’intérieur est à visiter.

La célébrité de l’élégant château de Matsumoto dépasse largement le cadre de l’archipel. Et pour cause : superbement conservé alors que sa construction remonte au XVIe siècle, devenu plus récemment Trésor national du Japon, le bâtiment est sans doute l’un des châteaux japonais les plus représentés, grâce notamment à sa superbe robe noire qui rappellera celle d’Okayama. Pour cela, on lui donne le surnom de “corbeau”.

Une de ses caractéristiques les plus étonnantes réside sans doute dans le fait qu’il n’a jamais été reconstruit : il s’agit bien de l’édifice d’origine que l’on visite encore aujourd’hui ! Très photogénique, le château de Matsumoto offre plusieurs beaux points de vue autour de l’étang qui l’entoure, en particulier avec la floraison -tardive- des sakura, avec en toile de fond les Alpes japonaises.

L’intérieur du château, plus classique, ne déboussolera pas les habitués. Attention toutefois aux journées les plus chargées puisque, dans les escaliers d’époque à double-sens, les marches très hautes seront plus rudes à aborder à mesure que leur passage se rétrécit avec l’altitude.

Sa position en plein cœur du Chubu protège largement le château de Matsumoto des touristes étrangers. Très couru des Japonais, il est pourtant systématiquement rétrocédé dans la liste de voyage des gaijin (étrangers) qui rayonnent naturellement autour de Tokyo et Kyoto. Pourtant, la préfecture de Nagano peut constituer une étape très agréable entre ces deux monstres du tourisme, quitte à prolonger vers Kanazawa ou Nagoya (ce que font généralement les circuits organisés des agences de voyage plus traditionnelles). Et pour les plus courageux, l’aller-retour depuis Shinjuku prend un peu moins de cinq heures et demie.

Pour être tout à fait honnête, en-dehors de son château, Matsumoto reste peu attractive d’un point de vue touristique, ce qui explique que celui-ci ne constitue souvent qu’un (beau) “stop-over” au sein des itinéraires de voyage.